Sevrey. « Nous sommes les exclus du Ségur de la santé »

Nous avons la même entrée, le même vestiaire, le même employeur, les mêmes qualifications et pourtant nous ne bénéficions pas de la revalorisation, constate le personnel en colère

Source : Sevrey. « Nous sommes les exclus du Ségur de la santé »

Vendredi 16 octobre : Piquet de Grève à Géant Casino

Appel à soutien pour nos camarades de Géant Casino

Suite à la suppression  des salariés CDD et intérimaires

  • Pour un service client du magasin avec du personnel.
  • Le refus de la mise en avant des caisses automatiques qui détruisent l’emploi
  • Pour l’augmentation des salaires. (un travail à sa juste valeur).

Les salariés, peu nombreux, ont décidé d’organiser un piquet de grève ce vendredi 16 octobre 2020 devant les portes de la galerie marchande.

Un café, verre de l’amitié seront partagés, vous êtes bien sûr conviés à venir les soutenir dans la matinée entre 9h et 12h voir plus …. fermeture du magasin à 20h30

Nous vous attendons nombreux dans cette action

Communiqué de presse : Pour le respect de la vie personnelle

POUR LE RESPECT DE LA VIE PERSONNELLE DES ENSEIGNANT.ES

Par un courriel le dimanche 11 octobre, le corps d’inspection de SVT de l’académie de Dijon sollicite nos collègues pour une réunion en visio-conférence le mardi 13, de 20h à 21h. L’objet de cette réunion à distance est d’informer les enseignant.es des modifications des épreuves du BAC, modifications dévoilées par le ministère le 1er octobre et révélées deux jours plus tôt dans le Figaro.

A quelques mois des premières épreuves de terminale la formation sur la mise en place des reformes du lycee et du bac est devenue une urgence. Cependant la réponse de l’institution ne peut pas être une visio-conférence lancée au pied levé et après la journée de travail. Si nous revendiquons la formation des enseignants, la CGT Educ’action de l’académie de Dijon s’indigne en revanche face l’intrusion croissante de la vie professionnelle dans la vie personnelle et familiale des agents.

De plus, cette sollicitation, si elle reconnaît que tous.tes ne seront pas en mesure d’y assister,reste déloyale, car elle se présente comme une simple invitation, mais reste pourtant une demande de la hiérarchie.

Rappelons que même si le temps de service des enseignants a un statut dérogatoire dans la fonction publique, l’amplitude quotidienne de travail reste légalement limitée à 12h pauses comprises et chaque agent a droit à un repos quotidien de 11h entre deux prises de fonction. Ainsi, aucun.e des enseignant.es commençant leur journée de cours à 8h ne devrait être sollicité.e pour participer à une réunion à 20h, ni aucun de ceux.celle commençant leur journée du lendemain à 8h. En méconnaissant ainsi les obligations de l’employeur public en la matière(corps d’inspection compris), la rectrice s’attaque aux droits des personnels et marque ainsi la considération qu’elle leur porte.

La vie personnelle des agents n’a pas à être sacrifiée au prétexte que le ministre Blanquer s’obstine à modifier l’organisation scolaire dans l’urgence en faisant fi du dialogue social.

La CGT Educ’action revendique que les formations et informations institutionnelles se déroulent sur le temps de travail.

à Dijon, le 13/10/2020

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Dans le 71 aussi, la répression syndicale est en marche

Communiqué inter-syndical

Nos organisations syndicales (SNES-FSU, SNUIPP, SNUDI-FO, CGT éduc, SUD) ne pouvaient pas rester muettes face à la tentative d’intimidation qu’a subie notre camarade enseignante et représentante syndicale SNES-FSU du collège Ferdinand-Sarrien de Bourbon-Lancy (71) en date du 21/09/2020.

Pour rappel, cette dernière a fait l’objet d’une convocation dans le bureau de sa supérieure hiérarchique en présence de trois gendarmes pour avoir été à l’initiative d’une photo prise devant l’établissement montrant une dizaine de personnes, enseignants et parents d’élèves.

Plutôt que d’apporter des réponses aux légitimes revendications des personnes mobilisées, il a semblé opportun à Monsieur le Préfet de Saône-et-Loire de les réprimer en invoquant une absence de déclaration de manifestation, fallacieux rappel à la loi qui n’est pour nous rien d’autre qu’une tentative d’intimidation et de répression. Or, la mise en cause de notre collègue et camarade est une atteinte intolérable à l’action militante et syndicale.

Aussi, nos organisations syndicales (SNES-FSU, SNUIPP, SNUDI-FO, CGT éduc, SUD) exigent expressément de la préfecture de Saône-et-Loire que cesse toute mesure de rétorsion injustifiée à l’encontre des militantes et militants syndicaux·ales, et plus largement, à l’encontre des personnels de l’Éducation Nationale dans leur droit à manifester leur opposition.

Nous demandons aux services préfectoraux de garantir la liberté d’expression et de ne pas considérer que dix personnes posant pour une photo seraient un danger pour l’ordre public. Nous considérons que la volonté de museler la contestation sociale est une atteinte à la démocratie. Aussi, nous réaffirmons avec force la nécessité de respecter le droit de grève, de respecter et faire vivre la démocratie dans toute la pluralité de ses expressions.

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